samedi 17 juin 2017

Le peigne ou les nœuds?

« Le 11 Juin 2003, alors que je visitais Daglio, le téléphone s’est mis à sonner. On m’appelait du Palazzo Doria parce qu'il y avait quelque chose de très important qui nécessitait mon avis et ma présence. Je me sentais très gêné et mal à l’aise, car jusque-là, personne ne m’avait jamais demandé de me rendre au château.
En fait, je ne sais rien faire, je ne suis pas bon en travail manuel, je n'ai aucune expérience spécifique professionnelle, je suis juste en mesure d’offrir ma petite force physique. Ceci dit, en vérité, depuis quelques jours il y avait quelque chose dans l'air, comme si ma kundalini avait été appelée par quelqu'un de très "élevé".
Il est très difficile de décrire ce qui m’arrivait, parce que je vivais un mélange de d'émotions.
Cette semaine là, je passais ma lune de miel avec ma femme dans la vallée de Borbera. Au milieu de toute cette joie, je sentais comme si quelqu'un voulait m’avertir de quelque chose, mais évidemment je n‘arrivais pas à en comprendre le sens. Cependant, j’ai pris la voiture et je me suis rendu immédiatement au château. Jusque-là, les seuls emplois que j’avais faits concernaient le hangar où j’avais pris soin des salles de bains et de la cuisine. Au château j’avais fait des petits travaux manuels et je m’étais occupé des poubelles. Je ne comprenais pas ce que je devais faire au château.
J’ai pris les virages comme un pilote de course et je suis arrivé en quelques minutes. Près du château, j’ai vu beaucoup de poubelles et cela m’a rassuré, je me suis dit qu’on m’avait appelé pour cela. Je suis entré un peu plus calme, sûr d’avoir compris ce que je devais faire. Mais, en regardant les visages que je croisais, j’ai vu qu'il y avait quelque chose de très inattendu.
J’avais vu SHri Mataji trois mois auparavant en Inde. J'avais pris plusieurs jours de congé parce que notre lune de miel devait se faire en Inde au mois de mars, mais finalement, nous n’avions pas réussi à réunir à temps les papiers de ma femme qui était arrivée d’Ukraine quelques semaines auparavant. Je suis donc allé en Inde sans ma femme pour ma "première" lune de miel, mais avec tout le collectif. Nous étions à Pune pour le puja du Shrivaratri, puis à New Delhi pour l'anniversaire et pour le grand programme public dans le stade fin mars 2003. Le sentiment que j'avais eu, c’était que bientôt tout le monde allait connaître l'étendue de notre Mère.
Le Puja a été célébré dans le stade de Pune. Le grand programme public de Delhi, avec environ 100 000 personnes, préfigurait l'avènement de Sahaja Yoga à un niveau grandiose.
Je suis donc revenu d'Inde avec une joie sans limite: avoir vu notre Mère heureuse et entourée de milliers de personne était le rêve de notre vie. De retour à Rome nous nous sommes engagés au maximum pour développer Sahaja Yoga avec nos programmes, avec la certitude que dans peu de temps, tout le monde allait reconnaître la valeur de Sahaja Yoga.
Au lieu de cela, il est arrivé ce que jamais je n’aurais pu imaginer dans ma vie: Shri Mataji est tombée malade. Je ne pouvais pas en croire mes oreilles. Je n'étais pas habitué ni prêt à accepter l'idée de la voir dans un état de santé précaire. Plus encore à cause du tour en Inde où Mère était au maximum de sa gloire. Il est vrai qu’Elle avait manqué deux pujas importants: celui de Pâques et du Sahasrara, où Elle n'était pas venue, mais je n’aurais jamais imaginé une telle chose. J’avais entendu des rumeurs à ce sujet mais c’était comme si ma personnalité refusait de l'entendre.
Au château, j’ai été accueilli par quelques Yogis qui m’ont mis au courant de la santé de Mère qui était alitée depuis plusieurs mois. Et maintenant Elle avait un problème de cheveux. On m’a demandé: "Peux-tu y faire quelque chose?"
À l'âge de 16 ans juste pour le plaisir de connaître la vie, j'avais commencé une formation de coiffeur. En fait, plus tard, c’était devenu mon travail et dans mon temps libre c’était avec grand plaisir que je coiffais les cheveux de beaucoup de Sahaja Yogis et Yoginis. Il se trouve que pendant ces années, entre autres, je suis devenu bon pour dénouer les nœuds de comtesses qui - après deux à trois mois de bateau- revenaient sur la terre ferme avec des cheveux complètement emmêlés. J'étais devenu un spécialise dans ce domaine, car aucun de mes collègue n’avait la patience d’en venir à bout. Alors, quand on m’a demandé si j’étais capable de défaire les nombreux nœuds dans la chevelure de Shri Mataji, j’ai répondu que oui. Mais j’étais tellement confus que je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait.
On m’a emmené auprès de Shri Mataji. Mes jambes vacillaient. J’avais envie de pleurer en voyant notre Mère aussi malade. Mais je ne pouvais pas, je devais rester concentré, parce qu’on m’avait prévenu que: "Si tu n’arrives pas à défaire les nœuds, l'alternative c’est de couper tous Ses cheveux pour empêcher qu’Elle souffre." En m’approchant de sa chevelure, j'ai sincèrement été pris d'un profond désespoir: tous les cheveux de Shri Mataji étaient complètement emmêlés, il n’y avait pas un seul centimètre de cheveux libre. C’était insoutenable! Comment était-ce possible?...
Entre temps, les Sahaja Yogis m’avaient encore demandé si j’étais vraiment sûr de réussir ce travail. J'ai eu un moment de lucidité et j’ai dit "oui". On m’a raccompagné à la sortie en me donnant rendez-vous pour le lendemain.
Je suis tout de suite allé acheter les choses dont j'allais avoir besoin. Je suis sorti du château comme si je sortais d'un cauchemar. Je n’arrivais pas à croire ce que j'avais vu. Notre Mère très malade, assise sur un fauteuil avec un aspect que je n'aurais jamais imaginé voir.
Je suis allé acheter des choses pour le lendemain, une très bonne crème pour les cheveux et un peigne à dents très pointues, les vendeuses ne me disaient rien en me voyant pleurer sans cesse, même pas bonjour. De retour à Cabella, je me souviens avoir passé la nuit à regarder le ciel, avec une seule question dans le cœur: Mère, qu’est-ce qui se passe? Mon esprit était rempli de pensées, mais je me suis dit que je devais rester calme pour le lendemain.
Le 12 Juin, 2003 je suis arrivé le matin au château et on m’a tout de suite accompagné jusque dans la chambre de Shri Mataji. Elle souffrait... J’ai pris ses cheveux dans la main et j’ai été très surpris de voir qu’ils étaient très, très fins. Je les avais toujours imaginés très épais.... Au lieu de cela, ils étaient très fins et je ne savais pas par où commencer le travail.
Elle était reste alitée depuis le mois d’avril et quand quelqu'un avait tenté de peigner ses cheveux, il lui avait fait mal. Afin de ne pas lui refaire du mal, ils avaient décidé de les laisser comme cela. Mais jour après jour, sa chevelure s’était de plus en plus emmêlée jusqu’à l'état actuel. Je voyais dans ses cheveux tous nos problèmes, je voyais les miens et ceux du monde entier. Avec tous ces nœuds, je voyais aussi le risque d’une troisième guerre mondiale avec toutes les violences et tout le mal. Mais surtout, je n’arrivais pas à accepter sa maladie. C’était injuste que Mère supporte davantage nos problèmes.
Lentement j’ai commencé à démêler un à un quelques nœuds, mais la situation était vraiment tragique. Je ne pouvais pas forcer parce que sinon j’allais lui fait mal. Mais si ma main était trop légère, rien ne se passerait. J’ai commencé à paniquer un peu mais j’ai compris qu’il me fallait rester calme et me concentrer sur ce que je devais faire au niveau pratique pour résoudre le problème. Je ne devais penser à rien d’autre et surtout je devais laisser mes sentiments de côté, complètement.
Je me suis concentré et j’ai mis beaucoup de crème. J'essayais que les cheveux absorbent la crème: la crème était comme l'amour qui doit adoucir une situation tendue et le peigne était comme un outil qui doit résoudre le problème. Enfin, je comprenais que je ne devais pas me presser pour prouver aux autres que je pouvais y arriver, parce que de toute évidence, les gens autour de moi doutaient vraiment de me voir défaire tous les nœuds.
Je suis entré en état de témoin d’une façon lente mais résolue. J’ai défait les milliers de nœuds en m'appuyant sur la force qui venait de Shri Mataji. En effet, pour la première fois dans ma vie, je ne devais pas penser à Shri Mataji, sinon je me serais bloqué, j’aurais commencé à pleurer devant ce que je voyais. ...Ce fut la seule façon pour moi de travailler avec lucidité. Lentement, très lentement, les nœuds ont commencé à céder la place à quelques centimètres de cheveux lisses mais parfois ils semblaient se reformer. Tout cela fatiguait Mère alors on commençait à me mettre un peu de pression, me priant d'accélérer les choses. J’ai de nouveau paniqué, parce que de toutes évidences, si j’allais plus vite, je lui aurais fait mal ...
Il fallait juste que je mette mon attention sur son Sahasrara: je l'avais imaginé plusieurs fois, mais cette fois il se trouvait devant mes yeux, dans mes mains. J'essayais de continuer à travailler tout en gardant un œil sur un seul cheveu à la fois.
De temps en temps, les petits-fils, les filles venaient nous voir et l'attente se faisait sentir. Je mettais encore beaucoup de crème pour créer un espace parmi les cheveux complètement dénoués. La situation était telle qu’en prenant un seul cheveu, c’était toute la masse de cheveux qui se déplaçait, tellement ils étaient emmêlés...Elle commençait à souffrir et je me voyais sombrer dans l'abîme de mon existence. J’entrais en crise. Ce qui m’a poussé à ne pas abandonner, c’était le fait que je devais le faire pour Shri Mataji et pour tous ceux qui voulaient la revoir encore. J'essayais d'avoir un mélange de force, de détermination, de douceur et de légèreté, pour démêler ses cheveux. Cela semblait fonctionner.
En fait, je me suis inspiré de la façon dont Shri Mataji a toujours agi avec nous, en étant déterminée à effacer tous nos problèmes, avec beaucoup de douceur et un grand instinct maternel. Donc, j'ai trouvé un moyen d'arriver à la solution, en cherchant à imiter ce que Mère avait fait pour nous, montrant une grande patience, de la détermination et beaucoup, mais beaucoup d'Amour pour dissoudre toutes nos aspérités. Il y avait des pauses, mais nous étions sur la bonne voie. Cheveu après cheveu, le peigne avec la crème défaisaient tous les nœuds! Enfin, près de cinq heures après, je pouvais peigner complètement tous les cheveux.
Lorsque le peigne a finalement glissé sans accro, j’ai ressenti un flot de vibrations venant de partout. Il n’y avait pas de blocages, mais en même temps, j'avais peur de porter le peigne à sa tête parce que je sentais que ses cheveux étaient comme ceux d'une "enfant" et en même temps je pensais que c’était la chevelure d'une Reine... J’ai continué à les coiffer ayant du mal à croire qu'il n'y ait plus de nœuds. Enfin, nous avions accompli la mission.

Cette sensation d'avoir devant moi une "petite fille", je reconnais que j’ai essayé plusieurs fois de la faire émerger. C’est peut-être même son état de santé inhabituel, qui, selon la maya, pouvait être décrit comme précaire, qui a suscité en moi ce sentiment. C’était un peu comme si j’avais connu toutes les phases de la vie de Shri Mataji, au stade d'enfant, de mère et de Gourou de Sahaja Yoga...c’est comme si j’avais vécu son voyage humain. Maintenant, c'était la phase où nous voulons apparaître comme des "personnes âgées" pour peut-être nous préparer au fait que l'on quitte bientôt son corps physique.
Maintenant, l'atmosphère avait complètement changé, c’était la fête autour de Shri Mataji. Enfin je la voyais sourire et cela m’a transporté dans un autre état... Elle était rayonnante, tout le monde était heureux. Autour de Shri Mataji, c’était la fête. Elle m’a demandé de toucher ses pieds de lotus, mais je ne me sentais pas de le faire. Après tout ce travail, qui était évidemment un travail sur nous-même, je ne voulais plus la toucher... Dans le passé, plus encore qu’aujourd'hui, j’avais de nombreuses limitations en tant que Sahaja Yogi, même si j’étais dans un moment important de ma vie, je savais que cela venait seulement de la Grâce. Donc, je ne me sentais pas de toucher ses pieds, mais je l'ai salué avec un "namaskar"... A ce moment-là, à l'intérieur de moi, j’ai reconnu que j’avais déjà tout reçu de la vie mais, s'il y avait un désir en moi, c’était celui d'avoir un bébé. Quelques jours plus tard, ma femme m’a annoncé la bonne nouvelle...
Plus tard, Shri Mataji s’est mise au lit. Elle a pu se reposer. Comme j’étais encore là, on m’a demandé si je pouvais lui couper un peu les pointes qui étaient un peu fourchues. Ainsi, pendant qu'Elle se reposait, je lui ai lentement coupé les extrémités effilochées et sa coiffure a commencé à prendre une très belle allure. J’ai demandé alors en moi-même, tenant ces pointes abîmées dans la main, que le mal qui existe en chacun soit détruit.
Elle s’est reposée... à ce moment-là, j’étais plus calme. J’ai laissé Shri Mataji alors qu’Elle dormait. Je marchais avec plus de tranquillité et surtout avec l'assurance que tous les nœuds avaient disparus.
C'était comme si tout le mal avait disparu et que maintenant, nous allions chercher à mieux nous comporter. En fait, après cette période, nous avons vécu des années très difficiles. Pendant tout ce temps j’ai pensé à ce que j’avais vécu ce jour-là. En fait, il était toujours évident pour moi que chacun de nous peut être comme ce peigne et résoudre les problèmes qui se manifestent, les problèmes que nous avons dans nos maisons, dans nos collectifs, dans notre société, qui sont en nous tous. Je pense que c’est vraiment cela notre travail: utiliser la crème de l'amour pour rendre tout plus souple, plus fluide et consacrer sa vie à résoudre et à annuler totalement tous les problèmes qui existent...
Je voudrais rappeler que ce qui m'a aidé ce jour-là à faire ce travail sur ses cheveux, c’était seulement le désir d'être en mesure de faire quelque chose de beau pour notre Mère.
Faisons en sorte que tous les jours de notre vie, que nos actions, nos pensées, notre volonté soient un cadeau... parce nous avons maintenant la capacité de pardonner, de tolérer et la patience d’affronter et de surmonter de nombreux problèmes qui existent dans le monde....Ainsi nous pourrons lui dire: "Shri Mataji, il n'y a plus de nœuds dans le monde, il n'y a pas plus de problèmes".
Aujourd'hui, témoin de ce moment historique de grand dynamisme, de grande profondeur et de grande interaction de Sahaja Yoga dans le monde, je m'aperçois que chacun de nous peut choisir d'être un nœud (un problème) ou le peigne (la solution).
Grâce à l'amour, l'engagement et le dévouement des Sahaja Yogis, nous pouvons être l'outil qui permet de résoudre les problèmes de l'humanité. Prenez cette histoire comme l’occasion de partager une expérience avec quelqu’un de très limité du point de vue spirituel et intellectuel, qui doit encore beaucoup évoluer, et si cette histoire vous a troublé, je vous présente mes excuses.
Avec beaucoup d'amour et un immense respect pour tous mes frères et sœurs du monde entier que j’estime beaucoup pour tous les efforts qu’ils font tous les jours pour améliorer cette planète. »
Valter


The knots finally loose
In June 11, 2003 while I was visiting Daglio, I received a phone call from Palazzo Doria because there was a very important thing for which my opinion, my presence, was needed.
I felt very embarrassed and uncomfortable, because until then, no one had ever asked me to go to the castle. In fact, I do not know anything really, I am not good at manual work, I have no specific professional experience, I am just able to offer my little physical strength. That said, in truth, since few days, something was in the air, as if my kundalini had been called by someone very "elevated".
It is very difficult to describe what was happening to me, also because I was experiencing a mix of so many emotions, since in that week I was spending my honeymoon with my wife in the Borbera Valley. Of all this joy, I felt as if someone was telling me something important, but obviously I could not understand the meaning. However, I took the car and immediately went to the castle. Until then, the only jobs I had done were at the hangar where I had taken care of the bathrooms and the kitchen. At the castle I had done small manual work and I had taken care of the garbage. I did not understand what I had to do at the castle.
I took the turns like a racing driver and I arrived in a few minutes. Near the castle, I saw a lot of garbage and this reassured me, I thought I might have been called for this job again. I felt a little calmer, sure I understood what I had to do. But, looking at the faces, I saw that it was something very unexpected.
I had seen Shri Mataji three months ago in India. I had taken several days off because our honeymoon was to be in India in March, but eventually we had failed to get the papers in time for my wife who had just arrived from Ukraine a few weeks before. So I went to India without my wife for my "first" honeymoon, but with all the sahaj collectivity. We were in Pune for the Shrivaratri puja, then in New Delhi for the birthday and for the big public program: it was in a stadium, at the end of March 2003. The feeling I had was that soon everyone would know the greatness, the Divinity of Our Mother.
Puja was celebrated in Pune Stadium, Delhi's immense public program with about 100,000 people predicted the advent of mass-level Sahaja Yoga. I had come back from India with an irrepressible joy: to see our happy Mother in the middle of thousands of people was the dream of a lifetime. I came back to Rome and we did our utmost to spread Sahaja Yoga through the programs, having the awareness that little by little everyone would recognize our Mother.
Instead, something happened that I could never have imagined in my life: Shri Mataji felt ill. I could not believe my ears. I was not used to or ready to accept the idea of seeing her in a precarious state of health, especially because of the tour in India where Mother was at the height of her glory. It is true that She had missed two important pujas: that of Easter and Sahasrara, where She had not come, but I would never have imagined such a thing. I had heard rumors about it but it was as if my personality refused to listen to it. At the castle, I was greeted by some Yogis who told me about the health of Mother who had been bedridden for several months. And now She had a hair problem. I was asked, "Can you do something about it?" At the age of 16 just for the pleasure of knowing life, I had started a hairdresser training. In fact, later it had become my job and in my spare time it was with great pleasure that I took care of the hair of many Sahaja Yogis and Yoginis. It happens that during those years, among others, I became good to untie the knots of countesses who - after two to three months of boat - were returning to the mainland with their hair completely tangled. I had become a specialist in this field because none of my colleagues had the patience to overcome it. So when I was asked if I could undo the many knots in Shri Mataji's hair, I said yes. But I was so confused that I did not really understand what was going on.
I was taken to Shri Mataji. My legs were wobbling. I wanted to cry when I saw our Mother so ill. But I could not, I had to stay focused, because I had been warned that: "If you can not untie the knots, the alternative is to cut all her hair to prevent her from suffering . "As I approached her hair, I sincerely felt deeply despairing: all Shri Mataji's hair was completely tangled, there was not a single inch of hair free. It was unbearable! How could such a thing happen when we know that Her hair is a powerful weapon? I knew very well that our Mother, at Puja's ceremony, when looking at the mirror, was actually looking at the World and when She was combing Her hair She was resolving the problems of Humanity. So I felt as all the knots were all our problems, all of our negativity. In addition to this bad feeling, I also felt very guilty because I felt that all my problems had been the ones of our Mother in these last years.
In the meantime, the Sahaja Yogis had asked me again if I was really sure of being ablt ot do the job. I had a moment of lucidity and I said "yes". I was escorted back to my room and got an appointment for the next day.
I immediately went to buy the things I needed. I got out of the castle as if I were coming out of a nightmare. I could not believe what I had seen. Our very sick Mother, sitting on an armchair with an aspect I never imagined to see. I went to buy things for the next day, a very good hair cream and a comb with very sharp teeth, the saleswomen said nothing to me, I was cry constantly, not even hello. Back in Cabella, I remember spending the night staring at the sky, with only one question in my heart: Mother, what's going on? My mind was filled with thoughts, but I understood I had to keep calm for the next day.
On June 12, 2003 I arrived in the morning at the castle and I was immediately taken to Shri Mataji's room. She was suffering and I invoke all the Deities to help me in this difficult job. We have to break all the knots without hurting Our Mother. I took her hair in my hand and I was very surprised to see that they were very, very thin. I had always imagined them very thick considering they are invincible weapons. Instead, they were very thin and I did not know where to start work.
She had been bedridden since April and when someone had tried to comb her hair, he had hurt her. In order not to do her any harm, they decided to leave her hair like that. But day after day, her hair had become more and more tangled up to the present state. I saw in her hair all our problems, I saw my own and those of the whole world. With all these knots, I also saw the risk of a third world war with all the violence and all the evil. But above all, I could not accept her illness. It was unfair for Mother to bear our problems.
Slowly I began to sort out a few knots one by one, but the situation was really tragic. I could not be strong on it because otherwise I was going to hurt Shri Mataji. But if my hand was too light, nothing would happen. I started to panic a bit but I understood that I had to stay calm and concentrate on what I had to do on a practical level to solve the problem. I had to think of nothing else and especially I had to leave my feelings aside, completely.
I concentrated and put a lot of cream. I was trying to let the hair absorb the cream: the cream was like the love that must soften a tense situation and the comb was like a tool that must solve the problem. Finally, I realized that I did not have to rush to prove to others that I could do it, because obviously, the people around me did not believe that I could undo all the knots.
I came into a witness state in a slow but resolute manner. I defeated the thousands of knots by relying on the strength that came from Shri Mataji. Indeed, for the first time in my life, I could not put my attention on Shri Mataji, otherwise I would have stuck, I would have begun to cry at what I saw. It was a paradox for me because all my life, since I was little, I had been trying to keep my attention on God, and now that I was in front of God, touching her hair, I was not able to think about it. Too complicated for us Human beings but that was the only way for me to work with lucidity.
Slowly, very slowly, the knots began to leave room for a few inches of smooth hair but sometimes they seemed to reform. All this tired Mother so they began to put a little pressure on me, urging me to speed up. I panicked again, because obviously, if I went faster, I would have hurt her.
I just had to put my attention on her Sahasrara: I had imagined it several times, but this time it was before my eyes, in my hands. I was trying to keep working and keeping my attention on each and every hair at a time.
Every now and then, the grandchildren, the daughters, came to see us and impatience was felt. I still put a lot of cream to create a gap between the fully wrapped hair. The situation was such that taking a single hair, it was the whole mass of hair that moved, so they were tangled ... She was beginning to suffer and I found myself sinking into the abyss of my existence. I was in crisis. What helped me not to give up was the fact that I had to do it for Shri Mataji and for all those who wanted to see her again. I tried to have a mixture of strength, determination, softness and lightness, to untangle her hair. It seemed to work.
In fact, I was inspired by the way Shri Mataji has always acted with us, being determined to erase all our problems, with great gentleness and a great maternal instinct. So I found a way to get to the solution, trying to imitate what Mother had done for us, showing great patience, determination and a lot of love to dissolve all our anger. There were breaks, but we were on the right track. Hair after hair, the comb with the cream dissoved all the knots! Finally, nearly five hours later, I could comb her hair completely.
When the comb finally slipped away without interruption, I felt a flood of vibrations coming from everywhere. There were no blockages, but at the same time I was afraid to carry the comb to her head because I felt that her hair was like that of a "child" and at the same time I thought that it was the hair of the Devi. I continued to comb her hair having trouble believing that there are no more knots. Finally, we had accomplished the mission.
This feeling of having before me a "little girl", I recognize that I tried several times to make it emerge. Perhaps even his unusual state of health, which, according to Maya, could be described as precarious, has aroused in me this feeling. It was as if I had known all the phases of the life of Shri Mataji, at the stage of child, mother and Adi Shakti. Obviously She is immutable, it is as if I had lived her human journey. Now She was entering the stage where She wanted to look "old" to maybe prepare us to Her leaving her physical body.
Now the atmosphere had completely changed, it a party was going on around Shri Mataji. At last I saw her smile and it transported me to another state. Finally I could say I was facing the Devi. She was radiant, everyone was happy. Around Shri Mataji, it was a feast. She asked me to touch her lotus feet, but I did not feel like doing it. After all this work, which was evidently a work on ourselves, I did not want to touch it anymore because I did not want to bring my impurities to her. In the past, even more than today, I had many limitations as a Sahaja Yogi, even though I was in an important moment of my life, I knew that it came only from her blessings. So I did not feel touching her feet, but I greeted her with a "namaskar" ... At that moment, inside of me, I hear her talking to me and asking me: "What gift can I give you?" I recognized that I had already received everything from her but, if there was a desire in me, it was that of having a baby. A few days later, my wife told me the good news ...
I also asked Mother to help us to understand how to accept her "suffering" appearance and hoping it to be very short. Inevitably, as it is for many, I began to feel guilty of all the suffering we human beings have caused her in her Divine existence.
Later, Shri Mataji went to bed. She was able to rest. As I was still there, I was asked if I could cut the tips that were bit damaged. So, while She was resting, I slowly cut the ends of her hair and and everything starts to look very beautiful. I then asked to these spiked tips that were in my hand, that the evil that exists in each Sahaja Yogi could be destroyed.
As She rested, we could offer her our devotion; at that moment, I was calmer. I left Shri Mataji while She was sleeping. I walked with more tranquility and especially with the assurance that all the knots had gone.
It was as if all the evil had disappeared and that now we were going to try to behave in a better way. In fact, after that period, we had very difficult years. All this time I thought about what I had experienced that day. In fact, it was always evident to me that each of us can be like this comb and solve the problems that are manifested, the problems we have in our homes, in our collectives, in our society, which are in us all. I think this is really our job: to use the cream of love to make everything more flexible, more fluid and dedicate our life to solve and totally cancel all the problems that exist. It's a very difficult job, but we have to do it and above all it can be done because behind us She is the one who pushes us, who supports us and lead us to the final goal.
I would like to recall that what helped me that day to do this work on her hair was only the desire to be able to do something beautiful for our Mother.
Let us make sure that every day of our lives, actions, thoughts, and will are a gift to our Mother, that She may be pround of us her children, because we now have the ability to forgive, tolerate and be patient, to face and overcome many problems that exist in the world ... So we can say to her: "Shri Mataji, there are no knots in the world, there are no more.
Today, witnessing this historical moment of great dynamism, depth and interaction of Sahaja Yoga in the world, I realize that each of us can choose to be a node (a problem) or the comb the solution). Thanks to the love, commitment and dedication of Sahaja Yogis, we can be the tool to solve the problems of humanity. Take this story as an opportunity to share someone’s experience who is very limited from a spiritual and intellectual point of view, who must still evolve a lot, and if this story has disturbed you, I apologize. With a lot of love and immense respect for all my brothers and sisters around the world I really value all the efforts that Sahaja Yogis make every day.

Publié par dictionnaire sahaja yoga

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